mercredi 29 avril 2020

S7E1 (L'économie va nous sauver!)

44éme jour de confinement.
Épisode 1 de la saison 7
Le nombre de morts stagne.
Nombre de cas déclarés         : 129 589
Nombre de morts(jour/total)  :  367 / 23 660

L'économie va nous sauver!

C'est la petite musique,  la ritournelle que l'on commence à entendre sur les ondes.
La métaphore de la guerre, fait tout son travail maintenant. Lors de la fin d'une guerre, souvent non voulue par la majorité, on nous somme, nous ordonne de nous retrousser les manches pour la reconstruction  du pays.

Le déconfinement n'est pas une libération, c'est un ordre de combat "allez redresser le pays!", en fait c'est un nouveau cri de guerre, mais là c'est pour sauver l'économie.
Pourquoi pas serais-je tenté de dire! C'est un fait avéré qu'il faille que l'économie se porte mieux.

On ne part en guerre de cette façon!

C'est le moment de prendre un peu de recul, de se donner des objectifs sérieux. Avant d'agir, il faut faire le bilan d’où l'on vient, regarder derrière soi pour voir le sillon que l'on a tracé, se demander si la direction est toujours bonne.
Un navire vient d'essuyer une tempête, le capitaine avant de repartir va estimer les dégâts, compter ses pertes puis regarder vers l'avenir, l'horizon, afin de connaître la meilleure façon d'arriver à bon port.

Là, aujourd'hui, on nous parle d'intendance, d'uniformes à porter, d'armement à utiliser mais pour aller où? Recommencer de plus belle, et plus vite car on a pris du retard, de quel retard on parle? Nous n'allons pas reprendre une route semée d'embûches qui nous mène au bord de la falaise.

Les questions qu'il faut se poser. Pourquoi en est-on arriver là? A qui la faute? peut-on continuer ainsi? Pour aller où?

Pourquoi en est-on arriver là?
- la réponse est simple, certains ont voulu faire des profits jusqu'alors inimaginables il y a cinquante ans. Ils veulent amasser et amasser encore, je serai tenté de dire à n'importe quel prix mais non "au meilleur prix!".
On a laminé des hommes pour en arriver là.
On a aussi dépouillé, incendié détruit la nature. On a repoussé la faune sauvage en déforestant, cette faune s'est réfugiée de plus en plus prés des populations, amenant leurs maladies.

A qui la faute?
  - La réponse est dans la première, ces actionnaires qui ne produisent rien et accumulent d'autant plus. Ce serait trop simple de se focaliser sur eux seulement car, sans le soutien des états, ils ne pourraient rien. Ce sont donc les dirigeants des états qui sont responsables. Ils ont permis ces mastodontes qui mènent le monde maintenant.
Ils ne se sont même pas rendus compte que faire le bonheur des milliardaires, cassent leur raison d'être; les multinationales sont plus fortes que les états donc plus besoin d’états; faut peut-être se demander si les gouvernants ne sont pas actionnaires aussi?
Non! ce serait trop énorme!
Pour l'état de la nature nous sommes tous responsables à notre niveau bien sûr.

Peut-on continuer ainsi? pour aller où?
  - La réponse ne m'appartient pas où plutôt elle appartient à tout le monde. Une prise de conscience devrait se faire au niveau de l'humain, de l'individu pour se poser les bonnes questions.
L'individu doit se persuader de sa force d’agir. Combien de gens se lèvent le matin fatigué pour partir vers une journée avec pour seul objectif de gagner juste de quoi survivre. Cette force, qu'ils utilisent chaque jour, ils pourraient l'utiliser pour se battre pour un monde meilleur, meilleur pour eux et pour les autres.
Le but dans une vie devrait être autre chose que d'arriver à la retraite lessivé d'avoir trop travaillé.

Attention pour les sensibles: "propos révolutionnaires!".

Travailler est un état normal pour un quidam, c'est le plus souvent de la création; l'emploi, lui, a été inventé par l'industriel pour lui permettre de jouer avec la masse salariale. Pour l'investisseur, le chômage est le moteur de son économie cela lui permet de fixer les salaires qu'il veut, au plus bas forcément.

Il faut donc ponctionner l'argent là où il est, pas dans la poche de la force de travail.
Prendre l'argent aux riches pour la santé, l'éducation et le bonheur de la population , cela devrait être un beau challenge pour qui veut diriger un pays.

Produire pour produire ne sert à rien sinon faire plus de profits pour un petit nombre.

Le monde crève de plus en plus du dysfonctionnement de l'économie. Faut-il vraiment la sauver?

Comme chaque soir un monsieur vient nous dire le nombre de morts du jour.
Ce monsieur s’appelle Salomon il est "directeur de la santé". Directeur de la santé est un métier comptable. Compter les morts.

3 commentaires:

  1. Depuis des décennies on nous « confine » les idées dans : attention à ne pas perdre. Perdre son emploi, perdre ses avantages, perdre perdre..... même les syndicats plutôt de négocier pour une vie meilleure négocie des acquis pour certains. De toutes façons tous les gouvernements sont à la solde des multinationales. Ils n’ont même pas le pouvoir qu’ils ont peur de perdre. Tu marquais que même Bruno Lemaire ne va pas interdire aux grandes sociétés qui ont mis leurs ouvriers au chômage partiel de verser des dividendes. Il a trop peur pour sa place.... Ceux qui devraient changer sont ceux qui nous ont amenés à cette situation pour leur profit. Ça va être dur....

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La Fin

Voilà le confinement est terminé, je remercie ceux qui m'ont suivi. Vous pouvez me lire sur mes autres blogs: Réflexion                 ...